mercredi, 29 août 2007
Christelle, fin
Pour le résumé des épisodes précédents, je vous laisse lire les archives. Disons seulement que notre quête d'amis perdus du mois d'Août était dédié à Christelle. Nous en étions restés à la sage décision de retrouver sa trace par internet plutôt que de se faire escroquer payer les frais exorbitants proposés par un site de référencement dans le genre de copains d'avant. Me voilà de retour sur google.
J'épuise une dizaine de pages de liens pour des sites plus ou moins pornographiques. Selon mes propres constations et étant devenue experte en la matière, je dirais que quand une jeune Christelle te propose de voir des photos de quand elle se sent seule et nue, c'est un site moins pornographique et quand avant de voir Christelle, il faut donner son numéro de CB, c'est un site plus pornographique. Tout ça est scientifique. Après dix pages donc, je tombe enfin sur THE page web. Un fichier de la DDASS qui m'apprend que ma cop a fait des études d'infirmière et qu'au début de notre cher XXI° siècle, elle bossait à la clinique trucmuche.
Ah, ah, après quelques jours de tergiversations, je décide d'appeler la clinique Trucmuche, ne sachant pas trop ce que j'allais leur dire, mais bon arrivée là, il ne s'agissait plus de reculer. Je prends donc mon téléphone et au bout du fil un magnifique serveur vocal me propose : si vous voulez un RV avec le service esthétique (mince, ils me voient) faites le 1, si vous êtes un patient faites le 2, si vous aller être un de nos patients faites le 3, etc. Mais arrivé à 10 numéro, il n'y avait toujours pas si tu cherche Christelle tape 12. J'appuie donc n'importe où jusqu'à tomber sur une vraie personne à qui j'explique que je ne suis pas une folle hystérique, ni une psychopathe mais que si ils me donnaient les coordonnées d'une de leurs infirmières, ce serait une bonne action. J'en arrive à force de pleurer jusqu'à la boss du personnel qui n'a pas trop appris à se servir du téléphone et qui pendant qu'elle m'a en ligne dit à sa collègue : oui, je sais qui sait mais je vais pas lui dire. Pauvre madame la boss mais moi quand je m'abats sur les gens, c'est pire que la peste et le choléra réunis. Je la harcèle donc d'une voix douce et apaisante, en fait le ton qu'emploierait quelqu'un qui voudrait faire comprendre qu'il n'est pas psychopathe obsédé par les infirmières et finalement elle consent à explorer les anciens dossiers du personnel. J'apprends donc que pas de Christelle ou plutôt plus de Christelle et pas de traces des coordonnées. Mais maintenant la madame Boss et moi on a comme un lien et elle promets d'essayer de m'aider.
Trois jours après, San de visite dans les terres familiales retrouvait un vieux carnet d'adresse avec les coordonnés des parents de Christelle. Nous lui envoyâmes donc une carte à laquelle elle répondit par mail. Oui je sais après tant d'efforts, ça finit par un facile oh on a retrouvé l'adresse de ses parents et ils lui ont fait suivre. Pffff. Que nenni, nenni. Ça reste palpitant. Que nous a dit Christelle ? Qu'est-elle devenue ?Et si finalement la psychopathe, c'était elle ? La réponse au prochain épisode.
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