dimanche, 09 septembre 2007
ça, c'est fait
ça, c'est produit le 14 juillet dernier. J'ai pas eu trop le temps de me préparer, je rentrais tard chez moi et juste avant de fermer mes (beaux) yeux pour commémorer dignement cette journée de fierté nationale, j'ai jeté un oeil à mon portable. Un mms, une photo... ça était là et ça fait bizarre. Je crois tous les jours depuis être sur le point de m'en remettre mais que nenni.
Et ça a commencé. Moi qui depuis des années cartonne au top du top du baromètre de la fierté familiale, j'avais désormais un ennemi. ça était vicieux. Il s'est bien gardé de m'appeler pour me dire : faudrait que tu viennes me voir... va falloir qu'on se rencontre enfin... Non, non, ça s'est mis à régler ces comptes par personne interposée. Ralliant même mes amis à sa cause: "comment tu n'es toujours pas allé le voir ?" Ben, non, j'ai une vie, moi. Zut. Et puis qui a dit que j'étais plus le centre du monde, hein? J'ai pas renoncé au titre. Je réclame de nouvelles élections.
ça a fini par marcher. J'ai compris que pour gagner la guerre, il fallait consentir, faire genre "ça m'intéresse" même si "ça se discute".
J'ai donc rencontré ça. Il a été assez froid avec moi au départ, genre je préfère dormir plutôt que de t'adresser la parole et quand je te cause c'est juste pour te roter au visage. ça est un scandale. Et ça ne s'arrête pas là. Le truc qui rend ça le plus heureux dans la vie, c'est la vue d'une opulente paire de seins. Oui, je sais, ça est pas le seul mais lui le manifeste de façon flagrante.
Au bout de quelques jours, je pensais en avoir fini avec ça, je faisais tranquillement mes bagages quand ignominie suprême, ça fait le coup du "j'arrive pas à respirer". Le fourbe. Pendant toutes ces années de number one du top familial, j'y avais jamais pensé. ça a été l'affolement général. En route pour le spécialiste des ça. Et là, surprise. Le ça fonctionne par code couleur. Bon, j'avais déjà noté le rouge = énervé mais je connaissais pas le bleu= pas bien. Et là, ça m'est tombé dessus. Après toutes ces belles années d'égocentrisme cultivé, vénéré, si bien entretenu... me suis retrouvée à passer trois nuits à mobiliser tous mes neurones avec des questions existentielles du genre bon le rouge foncé, ça fait comme du violet et le violet c'est un peu du bleu bizarre... hum : panique, frayeur, précipitation... Que faire.
Alors en ce dimanche où je me remets péniblement de mes émotions, je voulais pousser un grand cri. ça tu me le paieras, parce que ça, j'ai compris, ça va durer longtemps, longtemps. ça, c'est pour la vie.
Et finalement, c'est pas si grave. ça peut prendre la place au top. Je crois même que je vais finir par voter pour ça. Je t'aime fi-veu, mais surtout ne le dis à personne.

18:25 Publié dans poules position | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires
TROP TROP BEAU !!!!
Ecrit par : XX | dimanche, 09 septembre 2007
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