lundi, 03 septembre 2007
et Marine fut
Chers lecteurs. Revenue de Bretagne, survivante d’une semaine enfermée avec ma communauté artistique, je vous salue bien bas. Me voici enfin actrice et non plus spectatrice de ce sympathique blog inauguré avec talent par cot-cot-Vire.
A moi donc, de vous conter notre deuxième recherche, celle de la petite Marine, rencontrée par un jour de rentrée dans le long couloir de notre mythique internat, ou peut-être dans l’escalier de pierre qui nous y menait.
Souvenirs de dimanches soirs sombres et glacés où, notre sac de la semaine à peine déposé, nous allions toquer à la porte de nos chambres respectives pour faire le rapport du week-end. Souvenir d’un grand moment, aussi : un mot de sa plume à ne sortir qu’au décollage de l’avion, lors de mon baptême de l’air, un jour glorieux d’avril 1992.
Dans notre petit monde blotti sous les combles, Marine était un pilier, un point d’ancrage de nos trois années de lycée. Sportive, prompte à rire, à nous prendre pour des folles aussi !
Nous avons souvent pensé à elle ou évoqué son nom depuis. Etrange comme il est facile de perdre le contact quand on a 18 ans et que le monde s’ouvre à nous….
La première phase, indispensable mais délicate, prit des semaines, des mois et j’irais jusqu’à dire des années : retrouver son nom de famille. Parfois nous pensions être touchées par la grâce quand un nom jaillissait du magma de notre mémoire. Germanique à ses heures, à consonance bretonne à d’autres. Jamais le bon en tout cas.
En plus de garder un œil sur copains d’avant et autres compilations pour adultes nostalgiques, nous nous lançâmes dans des recherches plus poussées, à partir des quelques éléments à notre disposition. Des essais combinant prénom, ville d’origine, nom du lycée, sports qui furent ou aurait pu être pratiqués…Rien, l’échec le plus total. Le comble pour votre serviteur, habituée à manier l’outil Internet avec une certaine dextérité ! Nous désespérions.
Là encore, ce fut le grenier familial qui nous sauva. Ah, ce carnet d’adresse studieusement rempli, relique de l’ère du papier à lettre et des timbres de collection!
Je sautai donc sur mon ordinateur, saisissant avec fierté ce nom de famille juxtaposé au prénom ami. Et là, toujours rien. Je modifiai, légèrement, beaucoup, ajoutai la batterie d’indices dont je m’étais servie dans mes précédentes recherches…..
Finalement, je trouve un humain portant ce nom de famille. Semblant résidant sur un campus américain, ou en tout cas étant passé par là et ayant laissé une trace. Et une adresse mail. Le prénom, peu commun, attire mon attention. Rien à perdre, n’est-ce pas ? Je tente un message, expliquant mon cas.
Un jour plus tard, je reçois un mail, titré « Bingo ! » Merci Marine, d’avoir été si réactive (continue !!). La quête a porté ses fruits. Nous pouvons continuer.
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mercredi, 29 août 2007
Christelle, fin
Pour le résumé des épisodes précédents, je vous laisse lire les archives. Disons seulement que notre quête d'amis perdus du mois d'Août était dédié à Christelle. Nous en étions restés à la sage décision de retrouver sa trace par internet plutôt que de se faire escroquer payer les frais exorbitants proposés par un site de référencement dans le genre de copains d'avant. Me voilà de retour sur google.
J'épuise une dizaine de pages de liens pour des sites plus ou moins pornographiques. Selon mes propres constations et étant devenue experte en la matière, je dirais que quand une jeune Christelle te propose de voir des photos de quand elle se sent seule et nue, c'est un site moins pornographique et quand avant de voir Christelle, il faut donner son numéro de CB, c'est un site plus pornographique. Tout ça est scientifique. Après dix pages donc, je tombe enfin sur THE page web. Un fichier de la DDASS qui m'apprend que ma cop a fait des études d'infirmière et qu'au début de notre cher XXI° siècle, elle bossait à la clinique trucmuche.
Ah, ah, après quelques jours de tergiversations, je décide d'appeler la clinique Trucmuche, ne sachant pas trop ce que j'allais leur dire, mais bon arrivée là, il ne s'agissait plus de reculer. Je prends donc mon téléphone et au bout du fil un magnifique serveur vocal me propose : si vous voulez un RV avec le service esthétique (mince, ils me voient) faites le 1, si vous êtes un patient faites le 2, si vous aller être un de nos patients faites le 3, etc. Mais arrivé à 10 numéro, il n'y avait toujours pas si tu cherche Christelle tape 12. J'appuie donc n'importe où jusqu'à tomber sur une vraie personne à qui j'explique que je ne suis pas une folle hystérique, ni une psychopathe mais que si ils me donnaient les coordonnées d'une de leurs infirmières, ce serait une bonne action. J'en arrive à force de pleurer jusqu'à la boss du personnel qui n'a pas trop appris à se servir du téléphone et qui pendant qu'elle m'a en ligne dit à sa collègue : oui, je sais qui sait mais je vais pas lui dire. Pauvre madame la boss mais moi quand je m'abats sur les gens, c'est pire que la peste et le choléra réunis. Je la harcèle donc d'une voix douce et apaisante, en fait le ton qu'emploierait quelqu'un qui voudrait faire comprendre qu'il n'est pas psychopathe obsédé par les infirmières et finalement elle consent à explorer les anciens dossiers du personnel. J'apprends donc que pas de Christelle ou plutôt plus de Christelle et pas de traces des coordonnées. Mais maintenant la madame Boss et moi on a comme un lien et elle promets d'essayer de m'aider.
Trois jours après, San de visite dans les terres familiales retrouvait un vieux carnet d'adresse avec les coordonnés des parents de Christelle. Nous lui envoyâmes donc une carte à laquelle elle répondit par mail. Oui je sais après tant d'efforts, ça finit par un facile oh on a retrouvé l'adresse de ses parents et ils lui ont fait suivre. Pffff. Que nenni, nenni. Ça reste palpitant. Que nous a dit Christelle ? Qu'est-elle devenue ?Et si finalement la psychopathe, c'était elle ? La réponse au prochain épisode.
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mardi, 28 août 2007
16pac
Avant de retournez à nos moutons (ça va pas d'inquiétude, ils ont une baby sitter efficace), suite de la présentation de la bande son qui rythme votre lecture et sur laquelle, je vous le rappelle nous vous invitons à vous prononcer.

Vous n'êtes certainement pas comme moi, vous n'avez pas d'a priori sur tout, vous ne penserez donc pas en lisant le nom du groupe que 16pac c'est une collection de gars torse nu avec des grosses chaînes qui brillent et que les filles en entendant leur musique ont subitement l'envie folle de se mettre en bikini pour nettoyer de grosses jeep.
16 pac c'est en fait une sublime voix de fille très bien mise en musique sur des sonorités dont je ne saurais pas dire si elles sont electro, pop, rock, rock-pop... Bon, je sais, c'est vague, je peux par contre vous décrire avec précision la meilleure position d'écoute, pour appuyer sur play vous attendez que le canapé menace de vous avaler, au moment fatidique, en lançant la lecture, vous regardez dehors. Vous vous dites que vous êtes bien mieux à l'intérieur et vous fermez les yeux. (je décline toute responsabilité si votre canapé vous mange pour de bon).
Vous trouverez, ici, via jamenbo deux albums à écouter et télécharger. My heart is full of music et Endless work in progress. Si je m'y connaissais en musique, je vous dirais que le deuxième est plus abouti mais comme ce n'est pas le cas, je me contenterais d'une question, si quelqu'un peut m'éclairer : Pourquoi quand j'écoute le morceau Alarm du deuxième opus, j'ai le coeur qui flanche et l'impression que je vais me trouver mal? Genre la musique raisonne dans mes entrailles de façon bizarre. (Ca y est, je me suis Mia Frye-isée. Après les piapia dans ton corps moi je lance les vibrations des entrailles. )
Bref, en conclusion, si par hasard vous aviez le moral, je vous conseille le visionnage de ce film réalisé dans le cadre du concours une minute pour Aung San Suu Kyi avec 16 pac pour le son.
Vire
10:15 Publié dans bouge tes plumes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
